Institut d'Astronomie et d'Astrophysique

Nicolas Chamel , Stéphane Goriely , Alain Jorissen , Dimitri Pourbaix
Lionel Siess , Sophie Van Eck

Tel secrétariat: 02/650.28.42
Fax 02/650.42.26
Lien: http://www.astro.ulb.ac.be/



Thèmes de recherche:

  • Astrophysique nucléaire
  • Objets compacts
  • Evolution stellaire et nucléosynthèse
  • Modèles d'atmosphères, spectroscopie et détermination d'abondances stellaires
  • Mission Gaia de l'ESA

Pour une description des activités de recherche de l'institut, cliquez ICI


Stages de BA3 et MA1

  • L'origine des éléments lourds dans l'Univers.

Une des questions fondamentales à laquelle l'astrophysique s'efforce d'apporter une réponse concerne l'interprétation de la composition présente et passée de l'Univers. La théorie de la nucléosynthèse tente à cette fin d'identifier les divers processus par lesquels les différents éléments observés dans la nature peuvent être synthétisés. L'origine de près de la moitié des éléments plus lourds que le fer dans l'Univers est expliquée à partir d'un processus de nucléosynthèse appelé processus r. Ce processus reste cependant extrêmement mal connu tant du point de vue de la modélisation astrophysique des sites qui pourraient l'abriter (par exemple l'explosion des étoiles massives en supernova ou la décompression d'étoiles à neutrons) que de la physique nucléaire nécessaire à la description des mécanismes de transmutation chimique prenant place dans de tels sites. Le processus r représente encore un des grands mystères de l'Astrophysique moderne. Le but de ce stage est d'étudier les différents aspects nucléaires et astrophysiques liés au processus r de nuclésoynthèse. Ce stage est une introduction générale à la nucléosynthèse des noyaux lourds et la physique nucléaire associée. Il inclut la lecture de publications et l'illustration par simulation numérique.

Contact: Stéphane Goriely

  • Superfluidité dans les magnétars.

Comme l'avaient prédit William Baade et Fritz Zwicky dès 1933, les étoiles à neutrons sont les résidus de l'effondrement gravitationnel d'étoiles massives en supernovae de type II. Initialement très chaudes lors de leur formation avec des températures de plusieurs milliers de milliards de degrés, les étoiles à neutrons se refroidissent rapidement en libérant d'énormes quantités de neutrinos. Au bout de quelques dizaines d'années, l'intérieur de l'étoile devient isotherme et la température interne tombe à quelques centaines de millions de degrés. A ces températures, l'intérieur de l'étoile pourrait être suffisamment "froid" pour devenir superfluide (un liquide quantique de viscosité nulle aux propriétés inhabituelles) comme par exemple l'hélium en dessous de 2,17 kelvins. Cependant la présence d'un champ magnétique très intense comme dans les étoiles à neutrons baptisées "magnétars" pourrait détruire la superfluidité. Le but du stage consistera à déterminer le champ critique au-delà duquel la superfluidité disparaît et de le comparer avec les estimations du champ magnétique déduites des observations de magnétars.

Contact: Nicolas Chamel

  • Le recensement GAIA-ESO - The GAIA-ESO survey .

The European Space Agency GAIA satellite will be launched in fall 2013, and will chart a three-dimensional map of the Milky Way, our galaxy. It will lead to a better understanding of the composition, formation and evolution of billions of stars and thus of the Galaxy. The European Southern Observatory has granted 300 VLT (Very Large Telescope) nights over 5 years to better investigate a subset of 100 000 stars, through low- and high-resolution spectroscopy on UVES and GIRAFFE, two instruments attached to an 8.2m telescope in Chile. This project is known as the "GAIA-ESO Survey".

Within this project, special interest is paid to non-standards objects (carbon-enriched stars, emission-line stars, binary stars, etc). The aim of the present project is to help to identify and classify, within the GAIA-ESO database, specific classes of interesting non-standard objects.

Contact: Sophie Van Eck

  • Observations à la coupole (BAC3).

Lors de ce stage, les étudiants se familiariseront avec différentes facettes de l'astrophysique observationnelle, en se rendant notamment à la coupole de l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique, pour des observations de courbes de lumière d'étoiles variables.

Contact: Sophie Van Eck, Alain Jorissen

  • Exploitation d'observations IR du VLT.

Des observations infrarouges obtenues sur le VLT/VISIR de l'ESO seront examinées. Elles concernent des étoiles binaires entourées d'un disque de poussiéres. L'étudiant commencera par se familiariser avec le contexte astrophysique (mécanique de formation des disques, physique des poussières...). Ensuite, les données VLT seront dépouillées et analysées afin de déterminer les propriétés de ces disques de poussières. Enfin, une nouvelle demande d'observations pourra être rédigée si les conclusions de l'analyse le justifient.

Contact: Alain Jorissen

  • Calculs d'orbites de systèmes binaires à partir des données du spectrographe HERMES (MA1).

Le spectrographe HERMES collecte tout au long de l'année les vitesses radiales d'un échantillon d'étoiles binaires ou suspectées telles, afin de déterminer la fréquence des étoiles binaires au sein de diverses classes d'étoiles chimiquement particulières, et de déterminer leurs paramètres orbitaux. L'objet de ce stage est de familiariser l'étudiant avec l'utilisation de données spectroscopiques astronomiques (réduction, calibration et précision des données). La précision du spectrographe sera évaluée, et confrontée à celles des meilleurs spectrographes actuels chasseurs d'exoplanètes. Pour la classe d'étoiles choisie par l'étudiant, la fréquence des systèmes binaires sera déterminée et les orbites calculées. Ces nouvelles orbites seront localisées dans le diagramme excentricité - période qui constitue l'outil central pour l'étude des transferts de masse au sein des systèmes binaires. Les implications sur le mode de transfert de masse à l'oeuvre dans cette classe de systèmes seront dégagées.

Contact: Alain Jorissen




Thèmes de recherche:

  • Astrophysique nucléaire
  • Objets compacts
  • Evolution stellaire et nucléosynthèse
  • Modèles d'atmosphères, spectroscopie et détermination d'abondances stellaires
  • Mission Gaia de l'ESA

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Mémoires de fin d'études

  • Etude des détonations thermonucléaires d'intérêt astrophysique

Plusieurs événements astrophysiques comme les novae, les supernovae de type Ia (SNeIa) et les sursauts X sont le résultat d'une combustion thermonucléaire explosive dans un plasma stellaire. Les supernovae comptent parmi les objets astrophysiques les plus fascinants tant sur le plan théorique que sur celui des observations. Au moment de l'explosion, la luminosité d'une supernova peut égaler celle de l'intégralité des autres étoiles de la Galaxie. On admet aujourd'hui que les SNeIa résultent de l'explosion thermonucléaire d'une étoile naine blanche, un objet dense et compact composé de carbone et d'oxygène. Divers chemins évolutifs peuvent conduire à l'explosion de la naine blanche si celle-ci est membre d'un système stellaire binaire. Néanmoins, la nature du système binaire, les mécanismes d'amorçage et de propagation de la combustion thermonucléaire ainsi que le rapport carbone/oxygène au sein de l'étoile compacte ne sont pas encore clairement identifiés à ce jour. En ce qui concerne l'écoulement réactif, on invoque ainsi une détonation (Modèle sub-Chandrasekhar), une déflagration ou la transition d'une déflagration vers une détonation (Modèle Chandrasekhar). La détonation semble donc jouer un rôle prépondérant dans l'explication des SNeIa.

Les difficultés de modélisation des détonations proviennent essentiellement
(i) de la libération d'énergie en plusieurs étapes, de l'apparition d'échelles de temps et de longueurs caractéristiques très différentes
(ii) des inhomogénéités de densité, de température et de composition du milieu dans lequel se propage le front réactif et qui donnent naissance aux structures cellulaires et autres instabilités de propagation du front (extinctions et réamorçages locaux)
(iii) des spécificités du plasma stellaire, à savoir une équation d'état et une cinétique nucléaire complexes.
Les objectifs de ce mémoire sont:
- Compréhension des sites astrophysiques: SNIa et sursauts X et de leurs spécificités
- Etude de la détonation dans le modèle de Chapman-Jouguet ou CJ
- Etude du modèle ZND (Zeldovich - Von Neumann - Döring) correspondant à une description unidimensionnelle stationnaire de l'écoulement
- Etude des réactions nucléaires et de la nucléosynthèse concomittante lors des détonation CJ et ZND

Contact: Stéphane Goriely
  • Etude de l'accrétion sur une naine blanche et de la nucléosynthèse associée

Les supernovae de type Ia (SNIa) se distinguent des supernovae de type II (SNII) de par l'absence d'hydrogène dans leur spectre. Les SNIa sont observées dans tous les types de galaxies et, contrairement aux SNII, elles ne sont pas concentrées dans les bras spiraux. Ces faits peuvent être naturellement expliqués dans le modèle impliquant un système binaire dans lequel une naine blanche accrète de la matière depuis son compagnon. Lorsque la naine blanche atteint la masse critique de Chandrasekhar (~1.4 Mo), la pression de dégénérescence n'est plus en mesure de contrecarrer la gravité et l'effondrement s'ensuit. à ce jour, le modèle de déflagration du carbone engendré par l'explosion thermonucléaire d'une naine blanche de carbone et d'oxygène (C/O) suite à l'accrétion de matière demeure le scénario privilégié. Pour des taux d'accrétion supérieurs à 4 10-8 Mo/an, l'hydrogène et l'hélium s'accumulent à la surface de la naine blanche et donnent lieu épisodiquement au développement d'instabilités convectives appelés flashs. Cependant, l'évolution exacte de la structure du progéniteur de la supernova ainsi que la nucléosynthèse associée à ces flashs demeurent largement incertaines. Ils sont notamment sensibles au transfert de matière depuis l'étoile compagnon et à la masse initiale de la naine blanche. Ce sujet de recherche consiste à calculer, au moyen d'un code d'évolution stellaire 1D, la phase d'accrétion de matière à la surface de la naine blanche et à étudier la structure et la nucléosynthèse dans l'enveloppe de cette dernière. L'étudiant effectuera différentes simulations en changeant le taux d'accrétion et/ou la masse initiale de la naine blanche et analysera l'influence de ces paramètres. Ce stage, à haute teneur numérique, apporte une introduction générale à l'évolution et à la nucléosynthèse stellaire.

Contacts:
Lionel Siess, siess@astro.ulb.ac.be (02 650 55 16)
Stéphane Goriely, sgoriely@astro.ulb.ac.be (02 650 28 43)

  • La coalescence de naines blanches et l'origine des étoiles extrêmement riches en hélium

Les étoiles R Coronae Borealis (RCrB) représentent une classe d'étoiles variables connue depuis longtemps. Leur éclat varie de façon dramatique et imprévisible par plusieurs ordres de grandeur en l'espace de quelques semaines. Dans les mois qui suivent, elles retrouvent progressivement leur éclat d'origine. Cette variation spectaculaire de la luminosité est causée par la formation de nuages de poussières à la surface de l'étoile. Les étoiles RCrB ont aussi une composition chimique particulière caractérisée par l'absence d'hydrogène et une abondance élevée en hélium, carbone et en azote. Cependant de nombreuses questions demeurent quant à la formation de ces objets. Un des scénario possible pour expliquer cette absence d'hydrogène est le modèle dit « double degenerate » dans lequel deux naines blanches orbitent l'une autour de l'autre. Sur une échelle de temps de plusieurs centaines de millions d'années, l'émission de radiations gravitationnelles et les effets du freinage magnétique provoquent le rétrécissement de l'orbite. Si l'une des étoiles est une naine blanche d'hélium (HeWD) et l'autre une naine blanche de carbone (COWD), l'HEWD en se rapprochant de son compagnon va se déformer et finalement être complètement absorbée. L'hélium initialement présent dans la naine blanche va se déposer rapidement à la surface du compagnon et va initier de nouvelles réactions nucléaires. L'étoile nouvellement formée va alors se dilater et devenir une géante rouge, riche en hélium et en carbone.Le but de ce stage est de modéliser la phase d'accrétion en utilisant un code d'évolution stellaire 1D et de suivre l'évolution de la structure de la nouvelle étoile. Différents calculs seront effectués en variant la masse est la composition initiale des naines blanches de manière à estimer l'impact de ces paramètres sur l'évolution et la nucléosynthèse dans ces objets. Ces calculs seront ensuite confrontés aux observations d'étoiles RCrB. Ce stage apporte une introduction générale à l'évolution et à la nucléosynthèse stellaire et nécessite de bonnes compétences informatiques.

Contact: Lionel Siess, siess@astro.ulb.ac.be (02 650 55 16)

  • Etude des pâtes nucléaires dans la croûte d'une étoile à neutrons

Avec une masse comparable à celle du Soleil comprimée dans un rayon d'une dizaine de kilomètres seulement, les étoiles à neutrons sont parmi les objets les plus compacts de l'univers. Les conditions régnant à l’intérieur d’une étoile à neutrons sont si extrêmes qu’il est impossible de les reproduire en laboratoire. Les étoiles à neutrons sont donc de formidables laboratoires cosmiques pour sonder les propriétés de la matière à très haute densité. Environ un kilomètre sous la surface de l’étoile, les noyaux atomiques pourraient notamment subir de très fortes déformations et constituer un manteau de « pâtes nucléaires » avant de se dissoudre complètement en un liquide homogène de neutrons et de protons. La transition entre ces différentes phases reste mal comprise bien qu'elle joue un rôle très important dans l’astrosismologie des étoiles à neutrons. Des études ont également montré que ces pâtes nucléaires pourraient influencer la formation des étoiles à neutrons.

L'objet de ce stage est d'étudier les propriétés de ces pâtes nucléaires sur base de la théorie de la fonctionnelle de densité dans le cadre de l'approximation de Thomas-Fermi en employant des fonctionnelles développées à l'ULB depuis plusieurs années. Ce projet s'inscrit dans le cadre de l'initiative CompOSE (CompStar Online Supernovae Equations of State) du réseau CompStar de la Fondation Européenne pour la Science. Les recherches effectuées durant le stage pourraient être poursuivies en thèse.

Contact: Nicolas Chamel, Nicolas.Chamel@ulb.ac.be (02 650 35 72)

  • L'étrangeté au coeur des étoiles à neutrons

Résidu de l'effondrement gravitationnel catastrophique du coeur des étoiles massives lors des supernova de type II, les étoiles à neutrons sont certainement parmi les objets les plus fascinants de l'Univers. Les conditions régnant à l’intérieur d’une étoile à neutrons sont si extrêmes qu’il est impossible de les reproduire en laboratoire.

La composition du coeur d'une étoile à neutrons demeure très incertaine. La plupart des modèles prédisent la présence d'hypérons dans la matière comprimée à des masses volumiques plusieurs centaine de milliers de milliards de fois plus élevées que la masse volumique de la matière ordinaire. Les hypérons sont des particules baryoniques constituées d'au moins un quark étrange, à la différence des nucléons composés uniquement des quarks haut et bas.

Ce stage consistera d'une part à développer des équations d'état plus réalistes d'étoiles à neutrons sur base de la théorie de la fonctionnelle de densité en incluant la présence d'hypérons dans le coeur de l'étoile, et d'autre part à calculer la structure globale d'une étoile à neutrons. Les recherches effectuées durant le stage pourraient être poursuivies en thèse.

Contact: Nicolas Chamel, Nicolas.Chamel@ulb.ac.be (02 650 35 72)

  • Etude de la matière dense dans le coeur des supernovae de type II

Parvenues au terme de leur évolution, les étoiles massives (dont la masse excède huit à dix fois la masse du Soleil), s'effondrent sous l'effet de leur propre poids avant d'exploser sous la forme de supernovae de type II. Le coeur de l'étoile est alors soumis à des conditions extrêmes qui ne peuvent être reproduites en laboratoire : la matière y est plusieurs centaines de milliers de milliards de fois plus comprimée que la matière ordinaire et la température peut atteindre plusieurs milliers de milliards de degrés. Or la dynamique de l'effondrement et le mécanisme de l'explosion de l'étoile dépend, dans une large mesure, des propriétés de cette matière dense et chaude.

L'objet de ce mémoire sera d'étudier la dissolution de la matière ordinaire en une soupe de neutrons et de protons dans le coeur des supernovae de type II, sur base de la théorie de la fonctionnelle de densité nucléaire en employant des fonctionnelles développées par la collaboration entre l'IAA et l'université de Montréal. Les recherches effectuées durant le stage pourraient être poursuivies en thèse.

Contacts:
Nicolas Chamel, Nicolas.Chamel@ulb.ac.be (02 650 35 72)
Anthea Fantina, afantina@ulb.ac.be (02 650 35 70)

  • Etude de l'origine du champ magnétique des étoiles à neutrons

Les étoiles à neutrons sont des objets au sein desquels règnent des conditions extrêmes. Les étoiles à neutrons sont non seulement les étoiles les plus compactes de l'Univers, mais possèdent également les champs magnétiques les plus intenses jamais observés. L'analyse spectrale a ainsi révélé la présence de champs magnétiques de l'ordre de cent millions de teslas alors que les champs magnétiques accessibles en laboratoire n'excèdent guère la centaine de teslas. Ces mesures sont en accord avec les champs magnétiques déduits indirectement de l'observation des pulsars radio. Des champs encore plus intenses existent probablement dans certaines étoiles à neutrons, baptisées "magnétars". Une vingtaine d'astres de ce type ont déjà été identifiés et font l'objet d'une recherche intensive. Or l'origine de tels champs magnétiques demeurent très incertaine. Parmi les différents scénarios envisagés, ces champs pourraient avoir été engendrés par une transition ferromagnétique dans le coeur de l'étoile. Le projet aura pour but d'étudier l'existence ou non de telles phases ferromagnétiques dans le coeur d'une étoile à neutrons en s'appuyant sur la théorie de la fonctionnelle de densité nucléaire. La théorie de la fonctionnelle de la densité a été appliquée avec succès dans de nombreux domaines de la physique et de la chimie. En particulier elle permet de décrire avec succès non seulement les propriétés des noyaux atomiques mais également l'intérieur des étoiles à neutrons. L'étude sera menée avec des fonctionnelles semi-locales de type Skyrme développées à l'IAA.

Contact: Nicolas Chamel, Nicolas.Chamel@ulb.ac.be (02 650 35 72)

  • Etude de la nucléosynthèse du processus r résultant de la décompression de l'écorce d'une étoile à neutrons

Une des questions fondamentales à laquelle l'astrophysique s'efforce d'apporter une réponse concerne l'interprétation de la composition présente et passée de l'Univers. La théorie de la nucléosynthèse tente à cette fin d'identifier les divers processus par lesquels les différents éléments observés dans la nature peuvent être synthétisés. L'origine de près de la moitié des éléments plus lourds que le fer dans l'Univers est expliquée à partir d'un processus de nucléosynthèse appelé processus r. Ce processus reste cependant extrêmement mal connu tant du point de vue de la modélisation astrophysique des sites qui pourraient l'abriter (par exemple l'explosion des étoiles massives en supernova ou la décompression d'étoiles à neutrons) que de la physique nucléaire nécessaire à la description des mécanismes de transmutation chimique prenant place dans de tels sites. Le processus r, càd l'origine de près de la moitié des élements plus lourds que le Fer, représente encore un des grands mystères de l'Astrophysique moderne.
Travail: Les objectifs de ce mémoire sont
- Etude des sites astrophysiques possibles pour la nucléosynthèse du processus r
- Analyse des mécanismes nucléosynthétiques ayant lieu lors de la décompression de la croute d'une étoile à neutrons
- Etude de la composition de la matière éjectée lors de la coalescence de 2 étoiles à neutrons
- Etude de la sensibilité des prédictions nucléosynthétiques aux taux de réaction nucléaire et de désintégration beta considérés
- Etude de l'impact de la fission sur les distributions d'abondances, ainsi que sur la production des cosmochronmètres Th et U et des noyaux super-lourds.

Contact: Stéphane Goriely

  • Abondances d'éléments lourds dans des étoiles évoluées

La synthèse de la majorité des éléments stables plus lourds que le fer se produit au sein d'étoiles géantes tardives. Une telle nucleosynthèse est prédite théoriquement par le "processus s", selon lequel des noyaux de plus en plus lourds sont fabriqués à partir de noyaux de fer, par capture neutronique. Pour mieux comprendre ce processus s, il est essentiel de connaitre les abondances d'éléments lourds dans les étoiles géantes tardives.

Le but de ce mémoire est donc de déterminer les abondances d'éléments produits par le processus s dans des etoiles geantes tardives.

Pour cela, nous utiliserons un programme existant de trasnfert radiatif, et nous comparerons les spectres synthetiques (=modélisés) avec les spectres observés dont nous disposons. En pratique, le mémoire comportera les phases suivantes: (i) production de spectres synthétiques a l'aide d'un programme de transfert radiatif; (ii) determination des abondances par comparaison entre les spectres synthétiques et les spectres observés; (iii) comparaison entre les abondances obtenues et les prédictions des modèles de nucléosynthèse dans les étoiles géantes tardives.

Contact: Sophie Van Eck

  • Le lithium dans les étoiles S

Les abondances stellaires en lithium sont encore mal comprises, et résultent probablement de mécanismes de mélanges non-standards. Nous disposons de quelques spectres d'étoiles S qui semblent fortement enrichies en lithium. Le but de ce mémoire est de valider ou d'infirmer le mécanisme de Cameron-Fowler dans ces étoiles, en déterminant leur contenu en lithium, carbone et azote.

Pour cela, nous utiliserons un programme existant de modèles d'atmophères, dont nous comparerons les spectres synthetiques (=modélisés) avec les spectres observés dont nous disposons. En pratique, le mémoire comportera les phases suivantes: (i) production de spectres synthétiques a l'aide d'un programme de transfert radiatif; (ii) détermination des abondances par comparaison entre les spectres synthétiques et les spectres observés; (iii) comparaison entre les abondances obtenues et les prédictions des modèles de nucléosynthèse dans les étoiles géantes tardives.

Contact: Sophie Van Eck

  • Le recensement GAIA-ESO - The GAIA-ESO survey .

The European Space Agency GAIA satellite will be launched in fall 2013, and will chart a three-dimensional map of the Milky Way, our galaxy. It will lead to a better understanding of the composition, formation and evolution of billions of stars and thus of the Galaxy. The European Southern Observatory has granted 300 VLT (Very Large Telescope) nights over 5 years to better investigate a subset of 100 000 stars, through low- and high-resolution spectroscopy on UVES and GIRAFFE, two instruments attached to an 8.2m telescope in Chile. This project is known as the "GAIA-ESO Survey".

Within this project, special interest is paid to non-standards objects (carbon-enriched stars, emission-line stars, binary stars, etc). The aim of the present project is to help to identify and provide stellar parameters (effective temperature, C/O ratio, over-abundances in s-process elements), within the GAIA-ESO database, of specific classes of non-standard interesting objects (Ba, S, CH stars), by using photometry and stellar atmosphere models.

Contact: Sophie Van Eck

  • Exploitation d'observations IR du VLT

Des observations infrarouges obtenues sur le VLT/VISIR de l'ESO seront examinées. Elles concernent des étoiles binaires entourées d'un disque de poussières. L'étudiant commencera par se familiariser avec le contexte astrophysique (mécanique de formation des disques, physique des poussières...). Ensuite, les données VLT seront dépouillées et analysées afin de déterminer les propriétés de ces disques de poussières. Enfin, une nouvelle demande d'observations pourra être rédigée si les conclusions de l'analyse le justifient.

Contact: Alain Jorissen





Cours d'Astronomie et d'Astrophysique


L'enseignement de l'astronomie et de l'astrophysique à l'ULB est dispensé dans le cadre des études de physique, tant au niveau du bachelier que de la maitrise (filière approfondie).

PHYS-F-1052-0-0*La Structure de l'universBAC1 toutes sectionsA. Jorissen
PHYS-F-2014-4-0*Physique Générale IIIBAC2 physiqueN. Chamel
PHYS-F-3043-2-0*Spectrophysique et AstrophysiqueBAC3 physiqueS. Van Eck et M. Godefroid
PHYS-F-4383-1-0*Astrophysique IIMaster physiqueA. Jorissen
PHYS-F-4343-0-2*Spectrophysique et atmosphères stellairesMaster physiqueS. Van Eck
PHYS-F-4213-1-0*NucleosynthesisMaster physiqueS. Goriely
PHYS-F-4144-0-1*Stellar structure and evolutionMaster physiqueL. Siess - J.-P. de Greve
GEOL-F-5031-0-1*Cosmochimie et planétologieMaster physique / Master géologieV. Debaille - A. Jorissen
PHYS-F-3100-0-3*Stage a la coupole de l'ULBBachelier physiqueS. Van Eck, C. Siopis

* répartition des ECTS : cours - exercices - travaux personnels

Autres disciplines en relation avec l'astrophysique enseignées en maitrise

  • Dynamique des fluides et plasmas (D. Carati/B. Knaepen): PHYS-F-412
  • Théorie de la gravitation (F. Ferrari/M. Henneaux): PHYS-F-432-A
  • Gravitation avancée et théorie des cordes (M. Henneaux/L. Houart): PHYS-F-418
  • Cosmologie (M. Tytgat): PHYS-F-415
  • Physique des astroparticules (K. Hanson): PHYS-F-467
  • Spectroscopie nucléaire, atomique et moléculaire théorique (P.H. Heenen/ M. Godefroid): PHYS-F-441
  • Théorie quantique des collisions at application aux réactions nucléaires (P. Descouvemont): PHYS-F-463
  • Météorologie appliquée (S. Vannitsem - IRM): PHYS-F-450
  • Approches analytiques et numérique des équations aux dérivées partielles (B. Knaepen/G. Kozyreff): PHYS-F-427